Labé : à la découverte d’une polyclinique moderne au service de la santé

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À Pounthioun, dans la périphérie de Labé, une polyclinique moderne entend contribuer à améliorer l’accès aux soins et aux équipements médicaux de pointe. À l’initiative du Pr Abdoulaye Diallo, le VAINT MEDICAL CENTER réunit plusieurs services, des équipements de dernière génération et des professionnels de santé expérimentés. Après une brillante carrière dans l’enseignement des mathématiques en Guinée et aux États-Unis, le fondateur a choisi de mettre une partie de ses ressources au service du développement social. Après avoir investi dans l’éducation avec une école bilingue à Conakry, il s’est tourné vers un autre secteur qu’il considère comme prioritaire : la santé.

Une vision sociale qui s’étend de l’éducation à la polyclinique moderne à Labé

Avant de se lancer dans le domaine sanitaire, le Pr Abdoulaye Diallo a investi dans l’éducation avec la création d’une école bilingue à Conakry, notamment à Lambanyi.

Après, j’ai eu les moyens de construire une école moderne, une école bilingue à Conakry, notamment à Lambangny. C’est d’ailleurs la seule école réellement bilingue en Guinée où on enseigne équitablement le français et l’anglais. Et je me suis dit bon, intervenir seulement dans le secteur de l’éducation, il y a un autre secteur plus prioritaire que l’éducation à mon sens.

C’est dans cette logique qu’est née l’idée d’implanter une polyclinique moderne à Labé, avec l’ambition de rapprocher certaines prestations médicales de qualité des populations de la région.

À Labé, un établissement sanitaire pensé pour durer

Dans le secteur de la santé, l’accueil, l’environnement et les conditions de prise en charge constituent des éléments essentiels. Pour son projet, le fondateur a donc misé sur une infrastructure moderne et un personnel qualifié.

Polyclinique moderne à Labé

Le site, vaste et aménagé de manière rationnelle, accueille progressivement plusieurs services. Le projet immobilier est lui-même ambitieux.

Donc, vous avez vu, nous sommes en train de réaliser un bâtiment de 50 mètres de long sur 30 mètres de large, de cinq niveaux, R plus 4. Nous avons déjà les trois dalles pour R plus…

Par ailleurs, des médecins expérimentés, dont certains sont à la retraite, participent à l’encadrement d’une nouvelle génération de professionnels. Un personnel expatrié vient également compléter les équipes locales.

Des équipements médicaux de dernière génération

En Guinée, la compétence des professionnels de santé n’est pas toujours suffisante lorsque les équipements nécessaires au diagnostic et à la prise en charge font défaut. C’est précisément sur cet aspect que le promoteur du centre médical de Pounthioun souhaite agir.

Très souvent, il y a des évacuations, soit vers Conakry, soit vers le Sénégal, notamment à Dakar, pour des soins. Je me suis dit que, bon, si Dieu met à ma disposition des moyens qui permettent de participer à relever ce défi, c’est-à-dire à réduire les évacuations vers l’extérieur, pourquoi ne pas y aller ?

Ainsi, le VAINT MEDICAL CENTER s’est doté d’un plateau technique destiné à renforcer les capacités de diagnostic sur place. Le centre dispose notamment d’un laboratoire médical, d’équipements d’imagerie médicale, d’une échographie, d’un scanner, d’une radiographie numérique, d’un panoramique dentaire ainsi que de salles dédiées aux soins d’urgence. Une morgue, une salle de conférence et un espace de restauration figurent également parmi les infrastructures disponibles ou prévues.

Un laboratoire équipé pour différents examens

Le laboratoire constitue l’un des éléments importants du dispositif. Il permet notamment de réaliser différentes analyses médicales, notamment des analyses de sang, d’urine et d’autres examens biologiques.

D’abord, du point de vue labo, nous avons un labo bien équipé, comme vous l’avez vu en faisant vos images. Ça, ça nous permet de faire toutes les analyses de sang, de sel, d’urine, etc. Nous avons des équipements modernes concernant l’imagerie.

Un investissement important dans l’imagerie médicale

Le centre a également consacré des ressources importantes à l’acquisition d’équipements médicaux modernes destinés à améliorer le diagnostic.

Nous avons un scanner de dernière génération. Nous avons des équipements d’échographie. On appelle les échographes.

À cela s’ajoutent une radio numérique et un panoramique dentaire.

Nous avons une radio numérique de dernière génération. Nous avons le panoramique dentaire aussi de dernière génération. Donc, du point de vue électricité aussi, vous avez dû voir, nous avons un groupe électrogène de 150 kVA, plus des onduleurs pour garantir nos appareils.

Polyclinique moderne à Labé

Selon le promoteur, les équipements d’imagerie représentent à eux seuls un investissement de plusieurs milliards de francs guinéens.

Les appareils d’imagerie, ceux que vous avez vus ici, ils nous ont coûté extrêmement cher, plus de 6 milliards de nos francs, et sans compter ceux du labo. C’est seulement le scanner, le mammographe, le panoramique dentaire, la radio numérique, plus deux échographes.

L’investissement ne s’arrête toutefois pas là. Le centre prévoit également de renforcer ses capacités dans plusieurs autres spécialités, notamment la chirurgie et la cardiologie.

Donc, du point de vue équipement, voici à peu près ce qu’on a, mais nous continuons parce que je sais qu’il y a des choses que je n’ai pas citées par rapport à la chirurgie, par rapport à la cardiologie. Nous avons des équipements pour tout ça, nous avons les appareils ECG, électrocardiogramme…

À terme, l’ambition affichée est claire :

Donc, bref, notre ambition, c’est de faire d’ici un centre de référence sous-régional.

Le scanner : un outil essentiel pour le diagnostic

Parmi les équipements qui retiennent particulièrement l’attention figure le scanner. L’appareil est pris en charge par une équipe composée notamment d’un professionnel togolais et d’une professionnelle guinéenne. Le scanner permet d’explorer différentes parties du corps et d’identifier plusieurs pathologies.

Détecter les cancers en cas de traumatisme du cerveau, les AVC et presque tous les organes. Donc, ça utilise aussi les injections de produits de contraste pour pouvoir localiser les tumeurs, cérébrales comme abdominales.

Cette technologie vient compléter les autres équipements de radiologie disponibles au sein de la structure.

Une radiologie numérique pour améliorer les examens

Dans la salle de radiologie, le centre dispose d’un appareil fonctionnant avec un capteur plan permettant une transmission numérique des images.

Ici, nous sommes dans la salle de radiologie. Ici, c’est un appareil qui fonctionne avec le capteur plan. Le capteur plan qui est connecté avec le Wi-Fi sur les machines de l’impression au niveau de l’ordinateur.

La sécurité des patients constitue également une préoccupation. Des équipements de protection, notamment des tabliers plombés, sont disponibles pour limiter l’exposition aux rayonnements lors des examens.

Ici, nous avons le tablier plombé qui permet de protéger les patients qui viennent avec les enfants, les femmes, enceintes par exemple comme ça pour faire les examens. Donc, c’est avec ce tablier que les patients utilisent pour se protéger contre des rayons.

Le mammographe de la polyclinique moderne, un nouvel outil contre le cancer du sein

Autre équipement majeur disponible au VAINT MEDICAL CENTER : le mammographe.

Cet appareil de radiographie spécialisé permet de réaliser une mammographie et joue un rôle important dans le dépistage et le diagnostic du cancer du sein. Pour les femmes de Labé et des localités environnantes, cette technologie constitue une nouvelle possibilité de dépistage sans avoir nécessairement à se déplacer vers Conakry ou à l’étranger.

Comment se déroule une mammographie ?

Le Dr Medar Yao explique le déroulement de l’examen. La procédure commence par l’identification du sein à examiner et le positionnement de la patiente.

Pour commencer l’examen, la patiente est là en face de nous. Il faut d’abord examiner c’est quel sein on a à faire. Si c’est les deux seins, donc c’est à nous de choisir c’est quel sein.

L’appareil permet ensuite d’adapter la compression et de réaliser les différentes prises d’images.

On fait la compression. Une fois la compression faite, ici aussi, ça permet à la patiente même d’utiliser ici NDLR (le prompteur). Donc elle-même, elle a pu pouvoir au moment où elle sent la douleur, elle laisse.

Les images apparaissent directement sur l’écran de l’opérateur.

Et l’image s’affiche sur notre écran directement. Maintenant, on peut libérer la patiente, explique Dr Medar Yao.

Un appel au dépistage précoce dans une polyclinique moderne à Labé

Face à la disponibilité de cet équipement, le promoteur invite les femmes à profiter de cette possibilité de dépistage.

Et annoncer à la population de la région que nous avons ce bijou ici. Et pour les femmes qui font plus de 50% de la population.

Il encourage notamment les femmes à partir de 35 ans à effectuer régulièrement des examens de dépistage, tout en rappelant l’importance de consulter les professionnels de santé pour connaître les recommandations adaptées à leur situation.

Donc j’appelle vivement toutes les dames de plus de 35 ans. D’être là tous les 6 mois en vue de faire cet examen important. Et ça leur permettra de prévenir le cancer au lieu d’attendre d’être malade avant de venir.

Pour les personnes présentant déjà des symptômes ou ayant besoin d’un diagnostic, le centre souhaite également faciliter la prise en charge.

Même pour celles qui sont déjà malades, c’est le moment de venir, de se faire diagnostiquer. Pour qu’avec nos partenaires, nous puissions prendre les dispositions qu’il faut pour soulager la vie.

VAINT MEDICAL CENTER veut devenir une référence dans le Fouta

Le projet ne se limite pas à l’ouverture d’un établissement de soins. Le promoteur nourrit une ambition beaucoup plus large pour cette polyclinique moderne.

Nous rêvons grand ici et on se donne les moyens, explique le Directeur Général.

L’objectif est progressivement de positionner le centre parmi les établissements médicaux importants du pays.

Nos objectifs sont grands. Nous voulons être parmi les grands centres médicaux du pays. Et du reste, en tout cas notre rêve c’est d’être le meilleur centre médical du Futa. Et un peu plus tard, le meilleur centre médical du pays.

Pour atteindre cet objectif, le fondateur mise autant sur les équipements médicaux que sur les ressources humaines.

La formation au cœur de la stratégie

Le développement d’un établissement sanitaire ne peut pas reposer uniquement sur les infrastructures. La qualité des soins dépend également de la compétence et de la disponibilité des professionnels. Le VAINT MEDICAL CENTER cherche donc à développer des collaborations avec plusieurs universités et établissements d’enseignement supérieur.

Nous sommes en collaboration avec l’université d’Afia avec laquelle nous sommes en train d’élaborer un accord cadre. Et par ailleurs les autres universités, par exemple l’université privée à Oumar Dieng, que vous avez vu notamment au laboratoire et au niveau des infirmiers, qui nous envoient des stagiaires.

Le centre s’appuie également sur des professionnels guinéens expérimentés, notamment des retraités, afin de favoriser le transfert de connaissances vers les jeunes praticiens.

Polyclinique moderne à Labé

Nous avons un personnel d’abord guinéens, nous avons un personnel expatrié, mais aussi pour le personnel guinéen, nous avons deux types. Nous avons les personnes retraitées qui ont acquis de l’expérience.

Des médecins expérimentés pour accompagner la nouvelle génération

Parmi les professionnels impliqués figure le colonel Amadou Bah, médecin des armées à la retraite.

Pour lui, l’un des principaux défis de la santé en Guinée reste l’insuffisance des équipements de diagnostic.

Imaginez-vous, les médecins, les étudiants de Dakar, c’est-à-dire du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, viennent faire la médecine ici et nous on prend nos patients, on les envoie soit à Dakar, en Côte d’Ivoire, en France ou au Maroc pour les soigner. Tout ça là c’est parce qu’il n’y a pas d’équipement de diagnostic.

Selon lui, le développement du plateau technique peut contribuer à inverser progressivement cette tendance.

Donc c’est pour inverser cette tendance-là. On a un laboratoire biomédical performant, on a le scanner, on a une radio numérique, on a deux échographes, on a le mammographe et on a le panorama dentaire. Donc ça soulage franchement les patients.

Médecine générale, pédiatrie et chirurgie : des services déjà opérationnels

Tous les services ne sont cependant pas encore pleinement opérationnels. La structure propose déjà plusieurs prestations, notamment la médecine générale et la pédiatrie.

La chirurgie est également prévue, même si le bloc opératoire n’est pas encore entièrement fonctionnel.

Pour le moment, on a la médecine générale, on a la pédiatrie, on a la chirurgie qui n’est pas complètement d’abord équipée parce qu’on n’a pas pu monter le bloc opératoire. Et toutes sortes de patients viennent.

La santé bucco-dentaire n’est pas oubliée

La santé dentaire occupe également une place dans le projet. Grâce au panoramique dentaire, les praticiens peuvent obtenir une meilleure vision de la dentition et de la structure buccale avant certains soins ou interventions.

On a une machine ici qui est nouvelle. Cette panoramique que vous voyez à côté. Désormais, on peut examiner la bouche avant de faire l’extraction, avant de faire les soins.

Le Dr Djibé Passalet, médecin tchadien formé à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, souligne pour sa part l’intérêt des équipements disponibles.

Ici, c’est une structure extraordinaire avec des appareils de pointe qui nous facilite la tâche au niveau des diagnostique.

Fort de son expérience acquise en Guinée, il estime que les équipements constituent un véritable atout pour la prise en charge des patients.

Comparativement à Conakry, tout là où je suis passé, je pense qu’ici, il n’y a pas un pourcent de deux. Très rapidement, je profite pour féliciter le fondateur qui a fait une grande expertise pour aider la population de la ville.

Une maternité en cours d’installation dans la polyclinique moderne

Le projet sanitaire prévoit également un service de maternité. Les équipements sont progressivement installés et les différentes salles sont en cours de préparation.

On est en train d’équiper petit à petit le service.

Le dispositif prévoit notamment deux salles d’accouchement ainsi qu’une salle destinée aux interventions obstétricales.

On a ici deux salles d’accouchement et une salle de l’opération en cas de l’obstétrique, en cas de césarien.

La salle d’hospitalisation est, quant à elle, déjà prête.

L’accès aux soins pour les patients démunis : un autre défi

Si les infrastructures et les équipements constituent des avancées importantes, l’accès financier aux soins reste une préoccupation. Certains patients peuvent en effet rencontrer des difficultés à supporter les coûts liés à leur prise en charge. Le centre réfléchit donc à des partenariats afin de pouvoir accompagner les personnes les plus vulnérables.

Très rapidement, voir comment contacter des ONG, comment contacter des bailleurs de fonds au niveau local, au niveau national, au niveau international pour nous aider à trouver des fonds, loger quelque part pour nous permettre d’aider les indigents.

Cette démarche pourrait permettre, à terme, de renforcer l’accès aux soins pour les populations défavorisées de la région.

L’électricité et l’accès routier, deux défis pour la polyclinique moderne

Malgré les investissements réalisés, le fonctionnement d’une structure médicale moderne à Labé reste confronté à plusieurs contraintes. L’alimentation électrique constitue notamment un enjeu important pour un établissement qui utilise des équipements médicaux sophistiqués.

Nous sommes au bout de la ligne, donc nous ne pouvons pas utiliser l’énergie de EDG qui d’abord est faible à notre niveau, mais ensuite les coupures sont imprévisibles.

Pour sécuriser le fonctionnement des équipements, le centre s’est doté d’un groupe électrogène et d’onduleurs. Toutefois, le promoteur souhaite aller plus loin avec une solution solaire.

Les machines sont extrêmement intelligentes de ce point de vue. C’est pour ça que nous avons la contrainte d’avoir un groupe électrogène. Nous sommes en train de voir comment résoudre le problème avec le solaire.

Un tel projet représente néanmoins un investissement conséquent.

Mais là aussi, le budget IFRAM va être au-delà de 600 millions de francs. C’est une contrainte majeure.

À cela s’ajoute la question de l’accès routier à la structure.

Nous avons une autre contrainte, c’est la route d’ici la ville. Nous souhaiterions avoir une assistance de la part de l’autorité locale et nationale pour que la route de la ville en passant par le barrage de Mangalapé soit faite.

Une ambition qui dépasse les frontières de Labé

Au terme d’une brillante carrière dans l’enseignement des mathématiques en Guinée et aux États-Unis, le Pr Abdoulaye Diallo a choisi de consacrer une partie de son parcours au développement social. Avec cette polyclinique moderne, son ambition est de contribuer à réduire les évacuations sanitaires, améliorer l’accès au diagnostic et offrir aux populations de la région un environnement médical doté d’équipements modernes.

Le chemin reste encore long. Certains services de la polyclinique moderne sont en cours de développement, les défis énergétiques et routiers persistent et l’accessibilité financière des soins demeure une question importante.

Cependant, entre investissements, ressources humaines, formation et équipements médicaux de dernière génération, le VAINT MEDICAL CENTER affiche une ambition claire : devenir progressivement un centre médical de référence dans le Fouta, puis en Guinée.

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