Les forces vives de Guinée, composées des principaux partis politiques, des syndicats et de la société civile, rejettent le projet de la nouvelle constitution en Guinée. Selon elles, la junte au pouvoir chercherait à se maintenir au-delà de la période prévue. Pourtant, le régime militaire s’est entouré d’alliés politiques pour défendre sa position et parler en son nom.
Des engagements initiaux remis en cause par la nouvelle constitution en Guinée
Ces forces vives rappellent les engagements pris par Mamadi Doumbouya lors de sa prestation de serment devant la Cour suprême. À l’époque, le président de la Cour suprême, Mamadou Sylla, avait conseillé au colonel de ne pas répéter les erreurs de son prédécesseur.
Depuis, la situation politique a évolué, et de profondes divergences sur la conduite de la transition sont apparues. La classe politique se fragmente : des alliances se créent, des partenaires d’hier deviennent des adversaires, et les débats sur la transition se multiplient.
Une charte de transition abandonnée
Les forces vives déplorent que le projet de constitution ne reconduise pas certaines dispositions de la charte de transition, notamment celles qui interdisent au président de la transition de se présenter aux élections nationales et locales. Autrefois saluées par l’opinion publique et la communauté internationale, ces mesures n’apparaissent plus dans le projet de nouvelle constitution en Guinée.
Pour ces acteurs politiques, le projet aurait désormais « pour seul objectif de permettre au général Mamadi Doumbouya de se présenter aux prochaines élections », ce qui les conduit à rejeter catégoriquement ce texte.
Soutiens politiques et divisions autour de la nouvelle constitution en Guinée
Malgré ses promesses initiales de ne pas se présenter à la présidentielle, plusieurs personnalités politiques ont exprimé leur soutien à une candidature de Mamadi Doumbouya. C’est le cas de Ben Youssouf Keita, ancien député de l’UFDG et fondateur de son propre parti politique.
Même parmi ses soutiens, certains expriment des réserves sur certaines dispositions du projet. Ben Youssouf Keita, par exemple, soutient le pouvoir mais émet des réserves sur certains articles et se montre très favorable à l’inclusion dans la constitution de l’interdiction de l’homosexualité.
Réformes envisagées
Le pouvoir assure que le projet de constitution apporterait des réformes importantes si celui-ci est validé par la population. Néanmoins, le débat reste vif, et l’incertitude politique persiste quant à la conduite de la transition et aux intentions réelles des autorités militaires.


