À Kindia, Amadou Oury Barry, journaliste et syndicaliste, opère un tournant audacieux. En quittant les studios et les salles de rédaction, il investit dans la pisciculture en Guinée, anticipe une pénurie de poisson et s’engage dans la formation des jeunes afin de bâtir une production locale, durable et autonome.
Du journalisme aux bassins de pisciculture en Guinée
Loin des salles de rédaction et des discours syndicaux enflammés, Amadou Oury Barry évolue désormais dans un univers bien différent. Aujourd’hui, ce sont des poissons soigneusement élevés dans des bassins hors-sol qui occupent son quotidien.
En effet, l’ancien journaliste a choisi de quitter la capitale pour s’installer à Kindia, à environ 150 kilomètres de Conakry. Un choix stratégique qui lui a permis de s’intéresser à un secteur encore sous-exploité : la pisciculture en Guinée, pourtant essentielle pour la sécurité alimentaire du pays.
« L’impact est immédiat », affirme-t-il, convaincu que la production locale de poisson représente une réponse durable à la dépendance croissante aux importations.
Anticiper la crise du poisson grâce à la pisciculture en Guinée
Face à la raréfaction progressive des ressources halieutiques, Amadou Oury Barry a préféré anticiper plutôt que subir. Ainsi, il a misé sur un modèle de pisciculture moderne capable de répondre aux besoins des populations locales.
Par ailleurs, son regard de journaliste lui permet d’analyser les enjeux avec lucidité. Pour lui, la pisciculture en Guinée ne constitue pas seulement une opportunité économique, mais aussi un levier stratégique pour renforcer l’autonomie alimentaire nationale.
Au cœur de la chaîne de production piscicole
Pour comprendre l’ampleur du projet, il faut revenir au début de la chaîne de production. Dans une salle fermée, strictement réservée aux techniciens, des partenaires venus du Burkina Faso et du Bénin ont installé une écloserie moderne.
À ce niveau, Souleymane Traoré, expert en pisciculture, fait partie de l’équipe technique. À ses côtés, Mamadou Bailo Diallo joue un rôle clé. Selon lui, le développement durable passe nécessairement par l’autonomisation des jeunes et des femmes, piliers de la transformation sociale.
Maîtriser toutes les étapes pour réussir la pisciculture en Guinée
De l’écloserie aux unités d’alimentation, l’objectif est clair : maîtriser l’ensemble de la chaîne de production. Cette approche permet d’assurer la qualité des poissons et la rentabilité du projet.
Dans la cour du site, plusieurs bassins sont disposés selon la taille et le stade de croissance des poissons. Ici, un mâle et une femelle partagent une même bassine, sous un suivi technique rigoureux.
L’expertise régionale au service de Kindia
Par ailleurs, le projet bénéficie de l’appui d’experts régionaux. Pierre Yalinkpon, venu du Burkina Faso, explique avec précision les techniques de reproduction adaptées aux différentes espèces élevées à Kindia.
Progressivement, Amadou Oury Barry s’est approprié le jargon technique du métier, illustrant la capacité d’adaptation d’un journaliste devenu entrepreneur agricole.
Former la jeunesse pour l’avenir de la pisciculture en Guinée
Au-delà de la production de poisson, l’ambition du promoteur va encore plus loin. En effet, il souhaite former d’autres journalistes et jeunes professionnels à des spécialisations nouvelles, notamment dans les domaines agricoles et halieutiques.
Selon lui, intégrer la jeunesse dans des projets de pisciculture en Guinée est l’une des meilleures manières de défendre une profession en quête de repères tout en contribuant au développement local.
Un modèle d’autonomie alimentaire pour la Guinée
En définitive, l’initiative portée par Amadou Oury Barry à Kindia s’impose comme un modèle inspirant d’autonomie alimentaire et d’innovation locale. À travers la pisciculture hors-sol, il démontre qu’il est possible de conjuguer reconversion professionnelle, développement économique et engagement social au service de la Guinée.


